Je vais pécher lourd, mais je crains de devoir faire une compilation définitive d’informations sur KitchenAid. Je continue à recevoir des centaines d’e-mails (sans exagération) avec toutes sortes de questions sur ce robot. Dommage que je ne facture pas pour les consultations ou avoir un magasin pour les vendre, je ferais de l’or ! ! ! ! Les millions de questions ces derniers temps sont comment la « machine » est-elle utilisée ? Quel accessoire utiliser et quand ? Où pouvez-vous trouver des livres de recettes ? Quel modèle dois-je acheter ? Pourquoi je ne peux pas avoir la couleur que je veux ? Lequel m’achèterais-je ? Quels autres accessoires acheter ? Peut-on l’acheter sur eBay ou Amazon ? Quoi qu’il en soit, que les distributeurs KitchenAid en Espagne devrait être très heureux parce que je suis sûr que les ventes ont augmenté cette année, car il y a beaucoup de gens qui m’écrivent me disant qu’ils l’ont acheté de vous ! Par conséquent, ce billet prétend être le « définitif » au sujet de KitchenAid : En Espagne il y a, que je savoir, trois modèles KitchenAid en vente, avec une variété très rare de couleurs, blanc, noir, rouge, crème, argent et jaune. Les différences sont la puissance, la capacité du bol et bien sûr le prix.
Regardons en détail les modèles disponibles en Espagne et leurs caractéristiques :
- KitchenAid Classic : 250 W, bol de 4 litres sans poignée (modèle 5K45 suivi de lettres variables selon la couleur), tête inclinable. Le bol se visse à la base.
- KitchenAid Artisan : 300 W, capacité 4,8 litres, bol avec poignée (modèle 5KSM150 puis lettres selon la couleur), tête inclinable. C’est le modèle que j’utilise au quotidien.
- KitchenAid Professional : 325 W, 4,8 litres, bol fixé sur un support latéral (modèle 5KPM suivi de lettres selon la couleur). Certains modèles incluent deux bols dans le pack.
Ces trois versions sont celles que l’on retrouve dans les magasins espagnols, à ma connaissance. Aux États-Unis, l’offre est bien plus large, avec des modèles comme le Pro6000, Professional Plus, Ultra Power, et d’autres encore. Les prix, en Espagne, oscillent entre 290 euros pour le Classic et 600 euros pour le Professionnel, selon le lieu d’achat et la configuration. L’écart s’explique par la puissance, le volume du bol et bien entendu les accessoires fournis.
À propos de ces accessoires justement, chaque robot est livré avec un batteur plat, un fouet à fils et un crochet pétrisseur, ainsi qu’un couvercle verseur anti-projections (officiellement appelé verseur-protecteur). Pour être franc, je le trouve très fragile et peu utile, voire plus gênant qu’autre chose.
Pour dissiper la confusion sur l’utilisation, il ne faut pas comparer le KitchenAid au Thermomix ou autres robots qui dictent chaque seconde et vitesse. Avec le KitchenAid, on apprend à travailler à l’instinct, à sentir la pâte, à ajuster selon la texture. On se laisse guider par l’expérience, pas par un tableau Excel.
Mais à quoi servent ces fameux accessoires ? Voici un aperçu concret de leur utilisation :
- Batteur plat : le plus polyvalent. Idéal pour les pâtes à gâteaux, brioches, crèmes, mais aussi pour les purées ou pâtés. Parfait pour incorporer doucement ou mélanger de façon homogène tous types d’ingrédients.
- Fouet à fils : pour tout ce qui demande d’incorporer de l’air : chantilly, blancs en neige, mousses, meringues ou mayonnaise. Il aide aussi à lisser les crèmes ou à donner du volume aux biscuits sans matière grasse.
- Crochet pétrisseur : réservé aux pâtes levées : pains, focaccias, brioches, pizzas. Il peut aussi s’utiliser pour incorporer fruits ou noix dans une pâte à gâteau.
Le KitchenAid propose 10 vitesses, toutes dotées d’un démarrage progressif (Soft Start) pour éviter les projections. Peu importe la vitesse choisie, il commence toujours doucement puis accélère jusqu’au niveau désiré.
Voici un guide simple des vitesses :
- Vitesse 1 (Mélange lent) : pour débuter les mélanges, incorporer la farine ou les liquides doucement.
- Vitesse 2 (Mélange à vitesse lente) : pour remuer ou pétrir légèrement plus vite.
- Vitesse 4 (Battre) : adaptée aux pâtes semi-denses, pour crémer beurre et sucre ou ajouter le sucre aux blancs.
- Vitesse 6 (Battre/Fouetter) : pour donner du volume à une préparation ou monter une crème.
- Vitesse 8 (Fouetter rapide) : idéale pour meringues ou chantilly.
- Vitesse 10 (Montage express) : pour de petites quantités ou un résultat ultra-léger.
Les vitesses intermédiaires (3, 5, 7, 9) permettent d’affiner selon la recette et la texture recherchée.
Concernant le livre de recettes, il n’est pas inclus dans la boîte. À la place, vous trouverez un formulaire à remplir et à envoyer à KitchenAid Belgique, qui vous transmettra le livre dans la langue choisie. En dehors de ce livret, il existe peu d’ouvrages en espagnol sur KitchenAid. Si l’anglais ne vous rebute pas, le « KitchenAid Baking Companion » est une référence à commander.
Petite scène de la vie réelle : la tête de votre KitchenAid bouge et fait du bruit en pétrissant ? Rien d’anormal, surtout sur les modèles Classic et Artisan à tête inclinable. Ce jeu et ce bruit sont tout à fait normaux lors du pétrissage de pâtes épaisses. Une main posée sur le dessus suffit à limiter les vibrations.
La différence de prix entre l’Europe et les États-Unis intrigue souvent. Rien de surprenant : la fabrication, l’absence de frais de douane ou de transport rendent l’achat outre-Atlantique bien plus attractif.
Si l’idée de ramener un KitchenAid des États-Unis vous tente, soyez vigilant : il faudra impérativement vérifier la compatibilité de la tension (220V pour l’Europe). Certains magasins spécialisés comme Williams Sonoma proposaient autrefois des modèles adaptés, mais cela semble moins courant aujourd’hui. Gardez en tête qu’une taxe douanière peut s’ajouter à votre retour en Espagne.
Point technique : l’attelage de l’accessoire sorbetière KitchenAid acheté aux USA est incompatible avec les modèles européens, même si le bol est identique. Ne vous faites pas piéger.
La question revient sans cesse : acheter sur E-Bay ou Amazon ? Des retours positifs existent pour des achats auprès de vendeurs européens sur Ebay, mais pour Amazon (qu’il s’agisse de .com, .co.uk, .de ou .fr), je m’abstiendrais. Les frais d’expédition, les risques à la réception, et la gestion d’un éventuel retour transforment vite la bonne affaire en casse-tête. Acheter en ligne peut être tentant, mais hors du pays, cela me paraît risqué. Libre à chacun de tenter ou non l’aventure.
Quel modèle choisir ? Tout dépend de vos besoins, de votre budget et parfois tout simplement du stock disponible en magasin. Il n’y a pas de réponse universelle : l’utilisation que vous en ferez oriente le choix.
Pour les accessoires, la liste est longue : râpes, coupe-légumes, hachoirs, poussoirs à saucisses, presse-agrumes, rouleaux à pâtes, accessoires à ravioli, moulins à céréales, ouvre-boîte, sorbetière… Le choix dépend de vos habitudes en cuisine. Si la pasta maison vous fait rêver, investissez dans les rouleaux. Pour les amateurs de charcuterie, le hachoir et la farce sont incontournables. Les passionnés de glaces apprécieront la sorbetière, à condition d’avoir de la place au congélateur. Pour ma part, certains accessoires prennent la poussière : mieux vaut cibler selon ses besoins réels.
Un conseil souvent négligé : acquérir un second bol, surtout si vous cuisinez souvent. Cela permet d’enchaîner plusieurs préparations sans avoir à laver entre chaque étape. J’utilise parfois trois bols à la suite avec différentes pâles et fouets, et je ne regrette pas l’investissement.
Le bol en verre divise : il est superbe, donne envie de regarder la pâte tourner, mais il pèse lourd. Impossible de le déplacer d’une main une fois plein, ou alors il faut avoir de bons biceps !
Encore une fois, attention : l’attelage de la sorbetière américaine n’est pas compatible avec les modèles européens. Un détail qui peut coûter cher si on l’ignore. Cela dit, je n’ai jamais eu de souci de fiabilité avec mon robot. Il est suffisamment puissant pour réduire le temps de préparation, ce qui évite de trop travailler les ingrédients.
Pour mixer un smoothie, privilégiez une vitesse modérée afin de limiter l’incorporation d’air et d’obtenir une texture dense et homogène.
Petite astuce : pour réussir une crème fouettée, le manuel conseille de placer bol et fouet au réfrigérateur avant de commencer, mais je ne le fais jamais. Pour le pain, commencez par mélanger les ingrédients secs au batteur plat (bien plus efficace que le crochet), puis passez au crochet en ajoutant les liquides petit à petit à vitesse 1. Une fois la pâte formée, passez à la vitesse 2 et pétrissez deux minutes de plus. En hiver, le bol métallique peut être glacial : je le remplis d’eau chaude 15 minutes, puis je l’essuie avant d’y mettre la pâte, histoire de donner un petit coup de pouce à la levée.
Comparer KitchenAid à Kenwood n’a pas de sens : c’est comme opposer Canon à Nikon chez les photographes. Chacun ses préférences, chacun ses arguments. Même chose pour la comparaison avec le Thermomix : hormis l’appellation « robot culinaire », tout les sépare. Je ne touche aucune commission, je ne vends rien, je partage juste mon affection pour cet appareil. Il tourne, il pétrit, il fouette, et son look traverse les modes sans vieillir.
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